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biographies

Auguste Majorelle
Auguste Majorelle naît à Lunéville en 1825. Il se spécialise très tôt dans la décoration sur faïence en faisant son apprentissage à l'ancienne manufacture royale lunévilloise, dirigée par Keller et Guérin. Il y décore des faïences réalisées d'après des moules du XVIIIe siècle puis s'installe à son compte et commercialise, sous la marque Majorelle, de grands poêles de faïence. Il connaît très vite le succès ; sa notoriété incite la faïencerie Aubry de Toul Bellevue à lui commander des dessins de modèles.
Il s'installe à Toul en 1858, avec son épouse Marie Jenny Barbillon, qui lui donne huit enfants, dont l'aîné Louis naît en 1859. Durant les deux années passées à Toul, il travaille pour la manufacture Aubry tout en ouvrant un magasin d'objets d'art et de meubles. C'est le début de l'entreprise Majorelle.
En 1860, il emménage à Nancy d'abord au faubourg Saint-Pierre, puis rue des Dominicains pour y installer son magasin d'objets d'art.
En 1864, il obtient un brevet de « décor oriental sur faïence » et redécouvre le procédé du vernis Martin appliqué à la décoration de meubles. Fort de son expérience des faïences peintes, il s'intéresse à cette technique qu'il personnalise en ajoutant des poudres de métaux. Il dépose pour cela un nouveau brevet d'invention en 1878 pour «l'incrustation de faïence combinée avec le décor de la laque».
Auguste Majorelle meurt en 1879, laissant à son fils aîné la succession de la maison Majorelle.

Louis Majorelle

Jacques Majorelle
Jacques Majorelle naît le 7 mars 1886 à Nancy. Il est le fils unique de Jeanne Kretz et Louis Majorelle.
Il passe son adolescence dans un contexte privilégié, celui de la villa Jika. Ses parents suivent ses premiers élans artistiques ; les amis peintres de son père, en particulier Emile Friant et Victor Prouvé, guident ses premiers essais.
En 1901, il entre à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts Appliqués à Nancy, dans la section décoration. Il en sort en 1903 et poursuit ses études à Paris. Il s'exerce assez tôt à l'art du portrait. Son entourage lui sert de modèle : le premier portrait que l'on connaît est celui de son père datant de 1908, aujourd'hui conservé au musée de l'Ecole de Nancy.
Il décide ensuite de voyager, d'abord en Espagne, puis en Italie, notamment à Venise où il séjourne entre 1908 et 1909. En 1910, il découvre l'Egypte ; il y fait trois séjours entre 1910 et 1914. Ce voyage lui fait comprendre qu'il n'est pas un peintre d'atelier, mais qu'il a besoin de la réalité vivante pour peindre. C'est le début de sa passion pour l'Afrique et l'Orient.
Durant la guerre, il revient en France, à Nancy, puis à Paris après les bombardements de 1916 qui détruisent la villa Jika et les ateliers Majorelle. Ces années sont particulièrement difficiles pour Jacques Majorelle : il rêve de retourner dans le sud et sa santé se détériore.
Finalement, il part en 1917 pour le Maroc et s'y installe définitivement. Il tombe sous le charme de la ville de Marrakech ; il y fait construire une maison dans le style mauresque qu'il peint de couleurs vives dominées par le bleu (le bleu Majorelle). Le jardin est progressivement aménagé et ouvert au public en 1947.
L'attachement de Majorelle au Maroc n'a jamais été remis en cause, même lors de l'indépendance en 1956. Une fracture du fémur l'oblige à être rapatrié en France, il décède à Paris en 1962. Il est inhumé au cimetière de Préville, dans le caveau familial dessiné par Louis Majorelle.