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Musée de l'Ecole de Nancy ::

verrerie Gallé

Collections / Le verre

 

Emile Gallé, vase Seulette suis, 1900 (modèle créé en 1889)
Verre multicouche, gravure
H. 24,4 ; D. panse 12,1 ; D. ouverture 2,2
Achat, 1955



Cet exemplaire porte une inscription gravée sur la face postérieure Seulette/suis/seulette veux être, tirée d’un poème de Christine de Pisan. L’animal solitaire et « frissonnant », selon Gallé, est suspendu au dessus de l’eau trouble et déploie son corps sur le col fin et étiré du vase et ses ailes sur la panse élargie. La gravure, en dégageant des parties claires dans la masse sombre, créé un effet de marais glauque où se complait la demoiselle. La libellule est l’un des thèmes privilégiés de Gallé et apparaît ici, plus que jamais, comme le symbole de l’artiste, poète et solitaire.


Emile Gallé, vase Nuit japonaise, 1900
Verre triple couche, gravure à la roue avec quelques attaques à l’acide
H. 22,5 ; D. base 6,5 ; D. ouverture 11,3
Achat,1904



Acquis par le musée des arts décoratifs en 1904, sur les conseils d’Emile Gallé, ce vase présente un décor de papillons et fleurs de pommiers se détachant sur un fond bleu nuit. Le vase exprime les leçons que Gallé a su tirer de l’Extrême Orient –motifs japonisants, superpositions-, adaptées à ses préoccupations esthétiques et techniques. Ainsi, rarement le jeu des contrastes des couches sombres et blanches aura exprimé aussi intensément la magie furtive de la nuit.


Emile Gallé, vase Berce des prés ou Heracleum, 1900
Cristal à double couche avec marqueteries et applications, gravure à la roue avec quelques attaques à l’acide
H. 48,15 ; D. ouverture 7,7
Achat, 1955



Ce vase est l’application pratique et parfaite d’une idée chère à Emile allé, développée dans ses écrits, selon laquelle forme et décor ne doivent pas être sacrifiés mais subordonnés l’un à l’autre, au bénéfice de l’unité de la pièce. La berce des prés, de la famille des ombellifères, a inspiré à la fois la forme tubulaire du vase, reprise de sa tige cannelée, le décor des fleurs et feuilles, et la tonalité verte qui domine. L’inscription gravée « nos arts exhaleront des senteurs de praire/ Altruisme et beauté parfumeront nos vies/ Gallé » réaffirme la profession de foi de l’artiste et sa dette envers la nature.



Emile Gallé, Vase Fourcaud, 1904
Cristal triple couche, applications, gravure à la roue
H. 28,4 ; D. base 10,1 ; D ; ouverture 18
Achat, 1955



Conçu comme hommage et remerciement pour l’auteur de la première biographie consacrée à Gallé, Louis de Fourcaud, ce vase, dont la forme est inspirée des aiguières du XVIIIème siècle, porte un décor de lauriers roses, symbole antique des vainqueurs et grands hommes. Les volutes végétales qui remplacent l’anse traditionnelle affirment l’expressivité plastique de la matière cristalline travaillée à chaud. Les tonalités et marbrures du cristal illustrent les recherches menées par Gallé pour imiter les pierres dures, après la découverte des antiques de la galerie d’Apollon du musée du Louvre.

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Emile Gallé, Girandole, modèle créé en 1902
Verre multicouche, gravure, fer forgé
H. 130 ; L. 220 ; P. 25
Mode d’acquisition inconnu



Peu d’informations viennent éclaircir l’origine et la destination originelle de la girandole. Peut-être conçue pour la décoration d’un stand d’Emile Gallé, elle se compose d’une série de coloquintes accueillant les ampoules électriques, de vrilles et de feuillage de métal d’un grand réalisme. La coloquinte fut un motif très apprécié par les artistes nancéiens, peut-être pour son graphisme ou sous la lointaine influence des estampes japonaises.